


Dans cette activité d’arts visuels, les élèves imaginent un paysage nocturne éclairé par un réverbère. Son faisceau lumineux révèle une partie de la nature que l’obscurité semblait dissimuler.
Le principe est simple : à l’extérieur du faisceau, le paysage reste sombre et mystérieux. À l’intérieur de la lumière, les formes et les couleurs apparaissent avec éclat.
Ce contraste permet d’obtenir des productions particulièrement spectaculaires tout en travaillant la composition, les couleurs froides et chaudes ainsi que la représentation de la lumière.
Les objectifs de l’activité
Cette réalisation permet aux élèves de :
- construire une composition autour d’un élément principal ;
- représenter un faisceau lumineux ;
- créer une opposition entre l’ombre et la lumière ;
- utiliser plusieurs nuances d’une même famille de couleurs ;
- découvrir l’effet produit par le contraste entre les couleurs froides et les couleurs vives ;
- organiser les différents plans d’un paysage ;
- développer leur imagination à partir d’une consigne commune ;
- renforcer les formes et les silhouettes grâce au feutre noir.
Le matériel nécessaire
Pour chaque élève, je prévois :
- une feuille de papier Canson ;
- un crayon à papier et une gomme ;
- des feutres de différentes couleurs (gros et fins) ;
- un feutre fin noir ;
- la fiche de présentation et de consignes imprimée recto verso.
La préparation du dossier
Le document comprend deux pages que j’imprime en recto verso, soit une seule feuille par élève.
La première partie présente l’activité, le matériel nécessaire et les principales étapes de réalisation. La seconde termine les consignes et propose trois illustrations pouvant servir de sources d’inspiration.
J’imprime les modèles en couleur ou je les projette afin que les élèves puissent les observer de près. Ils peuvent ainsi repérer :
- la forme triangulaire du faisceau lumineux ;
- la place du réverbère dans la composition ;
- la différence entre les zones sombres et les zones éclairées ;
- la manière dont la nature apparaît dans la lumière ;
- les associations de couleurs utilisées.
Ces illustrations ne doivent pas être reproduites à l’identique. Elles sont présentées pour aider les élèves à comprendre la consigne et à découvrir plusieurs possibilités de composition.
La présentation de l’activité
Avant de commencer, je réalise une démonstration sur mon paperboard. Un tableau de classe ou une grande feuille d’affiche peuvent également convenir.
Je dessine rapidement un réverbère, puis je trace les deux lignes obliques qui forment son faisceau lumineux. J’explique aux élèves que ce grand triangle doit occuper une partie importante de la feuille : s’il est trop étroit, ils ne disposeront pas de suffisamment d’espace pour représenter ce que la lumière révèle.
Je complète ensuite très simplement le paysage en ajoutant quelques silhouettes : un arbre, un buisson, un chemin ou un banc.
Je montre enfin que les éléments situés dans l’obscurité et ceux placés dans le faisceau ne seront pas coloriés de la même manière.
Cette démonstration permet aux élèves de comprendre immédiatement le principe de l’activité, sans leur imposer un modèle précis.
Le déroulement de l’activité
Construire le paysage
Les élèves placent leur feuille de papier Canson verticalement.
Au crayon à papier, ils dessinent un grand réverbère sur l’un des côtés de la feuille. Ils ajoutent ensuite quelques éléments pour créer un paysage nocturne : des arbres, des buissons, des silhouettes de plantes, un chemin ou éventuellement un banc.
Le paysage ne doit pas être trop chargé. Il est important de conserver des espaces plus calmes afin que l’opposition entre l’ombre et la lumière reste lisible.
Tracer le faisceau lumineux
À partir de la lampe du réverbère, les élèves tracent deux lignes qui s’écartent progressivement jusqu’au bas de la feuille.
Ces deux lignes forment un grand triangle représentant le faisceau lumineux. Celui-ci doit être suffisamment large et devenir l’élément principal de la composition.
Imaginer ce que la lumière révèle
À l’intérieur du faisceau, les élèves inventent une nature merveilleuse, étrange ou inattendue.
Ils peuvent, par exemple, représenter :
- des fleurs éclatantes ;
- un feuillage extraordinaire ;
- un animal nocturne ;
- un arbre aux formes étranges ;
- des plantes qui semblent s’éveiller ;
- un chemin mystérieux ;
- des graines emportées par le vent ;
- ou tout autre secret sorti de leur imagination.
Ils peuvent mélanger plusieurs idées, modifier la taille des éléments et inventer des formes qui n’existent pas dans la réalité.
Créer le contraste
À l’extérieur du faisceau, les élèves utilisent principalement des couleurs sombres : différentes nuances de bleu et de violet, accompagnées de quelques touches de noir.
À l’intérieur de la lumière, ils choisissent des couleurs beaucoup plus lumineuses : jaune, vert anis, orange, rose, turquoise…
La différence entre les deux espaces doit être immédiatement visible.
Le faisceau ne doit donc pas seulement être jaune : il doit véritablement révéler des formes et des couleurs que l’on ne distingue pas dans le reste du paysage.
Finaliser la production
Lorsque le dessin au crayon est terminé, les élèves colorient soigneusement toute leur production avec des feutres.
Ils repassent ensuite les contours principaux au feutre fin noir afin de faire ressortir les formes, de renforcer certaines silhouettes et d’accentuer le contraste entre la lumière et l’obscurité.
Quelques conseils
Je rappelle aux élèves de :
- dessiner d’abord l’ensemble de la composition au crayon à papier ;
- ne pas placer le réverbère trop bas sur la feuille ;
- tracer un faisceau suffisamment large ;
- éviter de surcharger les parties plongées dans l’obscurité ;
- choisir des formes assez grandes pour pouvoir les colorier facilement ;
- utiliser plusieurs nuances de bleu et de violet ;
- réserver les couleurs les plus lumineuses à l’intérieur du faisceau ;
- colorier toute la feuille sans laisser de grandes zones blanches ;
- utiliser le feutre fin noir seulement lorsque le dessin et la mise en couleur sont terminés.
L’activité peut être réalisée sur plusieurs séances afin de laisser aux élèves le temps de construire leur paysage, de développer la partie révélée par la lumière et de soigner la mise en couleur.
Le défi de l’artiste
Sans la lumière du réverbère, le paysage doit sembler calme, sombre et mystérieux.
Grâce au faisceau lumineux, le spectateur doit découvrir une nature secrète, colorée et pleine de vie.
Une exposition pleine de lumière
Réunies dans la classe ou dans le couloir, les productions créent une véritable promenade nocturne.
Les paysages restent majoritairement bleus et violets, mais chaque faisceau révèle un univers différent. Ici apparaissent des fleurs extraordinaires, là un hibou, un arbre étrange ou un chemin emporté par un tourbillon de graines.
La consigne commune assure une belle unité visuelle, tandis que l’imagination des élèves rend chaque réalisation véritablement unique.
